Quand le corps se met à vivre les rêves : un signal précoce de Parkinson
Quand le corps se met à vivre les rêves : un signal précoce de Parkinson
Pendant le sommeil paradoxal, la phase où l’on rêve le plus intensément, le cerveau génère des expériences riches, comme courir, parler ou chuter. Mais le corps reste presque immobile grâce à une paralysie musculaire naturelle appelée atonie. Dans certaines maladies, dont la maladie de Parkinson, cette atonie est perturbée 10 à 15 ans avant les premiers symptômes moteurs, provoquant un trouble appelé Trouble du Comportement en Sommeil Paradoxal. Les personnes se mettent alors à bouger et parfois à se blesser en dormant. Les mécanismes qui relient ce trouble à la progression de la maladie restent mal compris.
Mon projet étudie et cartographie, chez la souris, le réseau cérébral responsable de cette paralysie musculaire, en conditions normales et pathologiques, afin de comprendre comment se propage une protéine impliquée dans la maladie, l’α-synucléine, et d’identifier les circuits nerveux les plus vulnérables face à cette propagation.
Porteur de projet
Blandine DUVAL