Journée mondiale Parkinson 2026 : un public acteur de sa santé à Saint-Denis – Comité 93
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Le mercredi 6 mai 2026, près de 50 personnes ont participé à la Journée mondiale
Parkinson organisée par le Comité France Parkinson de Seine-Saint-Denis à La
Fabrique – Immeuble Pulse, au sein du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis
à Saint-Denis.
Dans un environnement moderne, lumineux et particulièrement accueillant, personnes
malades, aidants, professionnels de santé et bénévoles se sont retrouvés pour une aprèsmidi placée sous le signe de l’information, du partage et de l’action. Plus qu’une simple
succession de conférences, cette rencontre a permis à chacun de devenir véritablement
acteur de son parcours de santé.
Les membres du Comité France Parkinson 93 ont assuré l’accueil des participants et
favorisé tout au long de la journée des échanges chaleureux qui ont contribué à créer une
atmosphère conviviale et bienveillante.
Comprendre la maladie pour mieux la combattre
La première partie de l’après-midi était consacrée à une conférence du Professeur
Bertrand Degos, chef du service de neurologie de l’Hôpital Avicenne à Bobigny.
Avec pédagogie et simplicité, il a présenté les connaissances actuelles sur la maladie de
Parkinson, ses mécanismes, son évolution et les perspectives thérapeutiques.
Le public s’est montré particulièrement attentif et impliqué. Les nombreuses questions
posées ont témoigné d’une véritable volonté de mieux comprendre la maladie afin de mieux
vivre avec elle au quotidien. Les échanges ont porté aussi bien sur les traitements que sur
l’activité physique, les symptômes non moteurs ou encore les avancées de la recherche.
Quand le djembé fait vibrer toute la salle
L’un des moments les plus marquants de la journée a sans aucun doute été l’atelier animé
par Malika Abbès, percussionniste et fidèle partenaire de France Parkinson depuis de
nombreuses années.
Très rapidement, les participants ont quitté leur position de simples spectateurs pour devenir
acteurs de l’animation. Les rythmes du djembé ont résonné dans toute la salle, créant une
énergie collective remarquable.
Chacun a pu expérimenter l’importance du rythme, de la coordination et de la concentration.
Les visages se sont détendus, les sourires sont apparus et l’enthousiasme a gagné
l’ensemble du groupe. Certains participants, parfois réservés au départ, se sont progressivement laissés porter par la dynamique collective.
Au-delà de l’exercice musical, cet atelier a démontré combien le plaisir, la convivialité et le
partage peuvent constituer de puissants moteurs pour stimuler les capacités motrices et
cognitives.
Des échanges riches autour du soutien psychologique
La psychologue clinicienne Fiona Zittoun a ensuite abordé les conséquences
psychologiques de la maladie.
Là encore, le public a largement participé aux échanges. Plusieurs personnes ont partagé
leurs expériences, leurs interrogations et parfois leurs difficultés face aux changements
imposés par la maladie.
Cette séquence a permis de rappeler l’importance de prendre soin de sa santé mentale
autant que de sa santé physique et de ne pas rester seul face aux défis du quotidien.
Une séance de kinésithérapie transformée en expérience collective
L’intervention de Guillaume Aladenise et Valentine Robillard a constitué un autre temps
fort de l’après-midi.
Plutôt qu’un simple exposé théorique, les kinésithérapeutes ont choisi de faire participer
activement le public. Les participants ont été invités à se lever, marcher, réaliser des
exercices d’amplitude et tester différentes stratégies permettant d’améliorer la qualité du
mouvement.
L’implication a été remarquable. Dans une ambiance à la fois studieuse et détendue, chacun
a pu mesurer concrètement l’importance des grands mouvements, du travail de l’équilibre et
de l’activité physique régulière.
Les démonstrations ont suscité de nombreuses réactions et questions. Beaucoup ont
découvert qu’il était possible d’agir quotidiennement sur certains symptômes grâce à des
exercices simples mais réalisés avec intensité et régularité.
Cette approche très interactive a permis aux participants de repartir avec des conseils
immédiatement applicables à domicile.
Préserver la communication grâce à l’orthophonie
L’orthophoniste Camille Geitner a ensuite présenté le rôle essentiel de l’orthophonie dans la
prise en charge de la maladie.
Les échanges avec le public ont montré combien les difficultés de voix, de parole ou de
déglutition constituent des préoccupations importantes pour les personnes concernées.
Les conseils pratiques proposés ont été particulièrement appréciés, notamment ceux
permettant de maintenir une communication efficace avec l’entourage.
Une conclusion en mouvement avec la dansethérapie
Pour terminer cette journée sur une note dynamique et positive, Caroline Florentin a
proposé un atelier de danse-thérapie.
Là encore, les participants ont répondu présents. Très vite, la salle s’est transformée en
espace de mouvement où chacun a pu explorer ses capacités dans une ambiance détendue
et sans jugement.
Les exercices proposés ont favorisé l’équilibre, la coordination, l’expression corporelle et
surtout le plaisir de bouger ensemble. Les éclats de rire, les encouragements mutuels et les
applaudissements ont illustré la qualité de l’engagement du groupe.
Ce moment a parfaitement démontré que l’activité physique peut être à la fois thérapeutique,
accessible et source de bien-être.
Une journée placée sous le signe de l’engagement et de l’espoir
Cette édition 2026 de la Journée mondiale Parkinson restera marquée par la forte
implication du public. Loin d’être de simples auditeurs, les participants ont contribué à faire
vivre chaque intervention par leurs questions, leurs témoignages et leur participation active
aux ateliers.
Grâce à la qualité des intervenants, à l’accueil assuré par les bénévoles du Comité France
Parkinson 93 et à l’excellente participation du public, cette rencontre a pleinement atteint son
objectif : montrer que chacun peut devenir acteur de sa santé et que de nombreuses
ressources existent pour mieux vivre avec la maladie de Parkinson.
Au terme de cette après-midi riche en émotions et en échanges, un message s’est imposé à tous : bouger, partager, apprendre et rester entouré sont autant de moyens de préserver sa qualité de vie et de continuer à avancer malgré la maladie.