Les pistes de recherche

Si les causes de la maladie de Parkinson sont encore mal connues, les avancées de la recherche ont permis une amélioration considérable des traitements, au cours des deux dernières décennies. C’est le syndrome cérébral le mieux étudié en France, où la recherche sur la maladie est très active. Des pistes prometteuses sont ainsi aujourd’hui ouvertes.

Le chélateur de fer

  • Un chélateur de fer, pris à faible dose, pourrait diminuer la surcharge en fer dans le cerveau et ralentir ainsi le processus dégénératif.

La lumière infrarouge

  • La diffusion intracérébrale de la lumière infrarouge sur des zones très localisées du cerveau et de manière minimalement invasive pourrait ralentir le développement de la maladie.

Les biomarqueurs

  • L’identification d’un biomarqueur, une étiquette biologique qui représente et est liée à une fonction/activité normale ou pathologique dans le corps, permettrait de révolutionner le diagnostic et la gestion de la maladie de Parkinson (mesurer la progression de la maladie).

Les vaccins alpha-synucléine

  • La protéine alpha-synucléine peut adopter des structures anormales toxiques qui semblent jouer un rôle important dans le développement et la progression de la maladie de Parkinson.
  • Le développement de vaccins ayant pour but de reconnaitre et éliminer les formes toxiques de l’alpha-synucléine est en cours.

Les facteurs neurotrophiques

  • Les facteurs neurotrophiques sont naturellement produits dans le cerveau et promeuvent la survie des neurones.
  • Des études cliniques permettant d’augmenter la quantité de certains facteurs et donc favoriser un ralentissement de la maladie sont en cours.

La thérapie génique

  • La thérapie génique consiste à introduire des gènes thérapeutiques dans des cellules ciblées pour pallier des déficiences, notamment de dopamine.
  • Cette technique pourrait ainsi favoriser une stimulation dopaminergique continue locale et modérer les fluctuations dues aux traitements oraux.

Les cellules souches

  • La transplantation de cellules capables de remplacer les neurones perdus constitue une perspective thérapeutique alternative.
  • Les résultats obtenus jusqu’à présent sont d’ordres expérimental et sont à considérer avec prudence et des premiers essais cliniques sont en cours en Australie.

La nicotinothérapie

  • Une étude pilote semble indiquer que les patchs de nicotine à haute dose réduisent les symptômes liés à la maladie.
  • Des études contre placebo sont encore nécessaires pour établir la validité du traitement.

La radio-chirurgie

  • La radiochirurgie par Gamma Knife peut être efficace en particulier sur le tremblement sévère, essentiel ou du Parkinson.
  • C’est une méthode irréversible à considérer avec prudence.

L’ exercice physique

  • Il y a un fort consensus que l’exercice physique régulier puisse diminuer les risques de chutes et réduire les complications liées à la maladie de Parkinson.
  • Faire de l’exercice favoriserait, entre autre, la production de facteurs neurotrophiques contribuant ainsi à une réduction de la vulnérabilité des neurones et donc à un possible ralentissement de la progression de la maladie.

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