Les femmes et la maladie de Parkinson : toutes actrices de la recherche
Les femmes ne sont pas de “petits hommes”
Cela peut sembler une évidence, mais pendant longtemps, la médecine a considéré que les traitements étudiés chez les hommes convenaient aussi aux femmes. Pourtant, la science montre aujourd’hui à quel point les différences biologiques entre les sexes influencent les maladies — y compris la maladie de Parkinson. Il est temps que cela se reflète pleinement dans la recherche et les soins.
Parkinson : une maladie qui ne se vit pas de la même façon chez les femmes
Même si la maladie de Parkinson touche plus souvent les hommes, le parcours des femmes est bien différent. Le diagnostic est parfois posé plus tard, car les premiers signes peuvent être plus discrets ou atypiques. Certaines femmes présentent davantage de tremblements, moins de raideurs, ou évoluent plus lentement au début. D’autres souffrent davantage de fatigue, de troubles de l’humeur ou d’effets secondaires liés aux médicaments.
Les chercheurs savent désormais que les hormones, et notamment les œstrogènes, jouent un rôle important dans la protection des neurones dopaminergiques. Les variations hormonales, à tout moment de la vie d’une femme, peuvent influencer la progression des symptômes. Enfin, les femmes n’assimilent pas toujours les médicaments de la même manière que les hommes.
De nombreux témoignages de jeunes femmes atteintes de la maladie font part d’aggravations des symptômes la semaine précédent les règles. Dans certains cas les traitements sont moins efficaces.
Ces différences méritent d’être mieux comprises pour permettre une adaptation de la prise en charge en fonction des fluctuations hormonales.
Pourquoi les femmes doivent participer à la recherche
Les essais cliniques sont indispensables pour faire avancer la médecine. C’est grâce à eux que l’on découvre de nouveaux traitements, que l’on améliore les soins et que l’on comprend comment une maladie évolue. Mais lorsqu’il y a trop peu de femmes participantes, les résultats obtenus ne reflètent pas toute la réalité. Les traitements risquent alors d’être moins adaptés à leur situation.
Participer à un essai clinique, c’est contribuer à faire progresser les connaissances, non seulement pour soi, mais aussi pour toutes les femmes qui vivront avec la maladie à l’avenir. Chaque participante apporte une pièce essentielle au puzzle scientifique.
L’étude LADY‑PD : mieux comprendre Parkinson chez les femmes
France Parkinson soutient et encourage la participation à LADY‑PD, un projet de recherche entièrement consacré aux femmes atteintes de la maladie de Parkinson. Cette étude s’intéresse à de nombreux aspects — hormonaux, cliniques, biologiques et sociaux — pour mieux comprendre la spécificité féminine de la maladie.
Son objectif est simple : combler le manque de connaissances afin de proposer demain des soins plus personnalisés, plus justes et plus efficaces pour toutes.
Votre expérience compte.
En participant à des études comme LADY‑PD, chaque femme fait avancer la recherche et apporte sa voix pour une médecine plus équitable, qui tienne compte de toutes les réalités.
Comment participer à l’étude LADY‑PD ?
Qui peut participer ?
- Femmes âgées de 18 à 56 ans.
- Atteintes de la maladie de Parkinson depuis au moins 2 ans.
- Non ménopausées, avec un traitement antiparkinsonien stable.
- Habitant dans une des régions suivantes : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-France-Comté, Bretagne, Centre-Val de Loire, Normandie, Nouvelle Aquitaine Occitanie, PACA, Pays de la Loire.
Qu’est‑ce que cela implique ?
- Deux visites à distance de six mois dans un des quatre centres experts participant à l’étude (Grenoble, Nantes, Rennes ou Toulouse)
- Des questionnaires et des évaluations cliniques pour mieux comprendre l’impact du cycle menstruel sur les symptômes.
- Des visites planifiées avec l’équipe de recherche, expliquées en détail avant toute décision.
Quelles sont les étapes pour s’informer ?
- Parler de l’étude à votre neurologue ou votre médecin traitant, qui pourra vérifier avec vous si vous remplissez les critères.
- Demander à être mise en relation avec un centre qui participe à LADY‑PD.
- Lire attentivement le document d’information et poser toutes vos questions avant de donner votre accord.
Participer à un essai clinique est toujours un choix personnel. Vous êtes libre d’accepter ou de refuser, et vous pouvez arrêter votre participation à tout moment, sans avoir à vous justifier.
Si vous pensez pouvoir être concernée par LADY‑PD ou si vous souhaitez simplement en savoir plus, parlez‑en à votre neurologue ou contactez un des centres.
N’hésitez pas à contacter France Parkinson : recherche@franceparkinson.fr
Les quatre Centres participants et contactsCHU Grenoble Alpes :
CHU de Rennes :
CHU de Nantes :
CHU de Toulouse :
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