L’Entretien de Prévention Post Diagnostic (EPPD)
Une consultation kiné après le diagnostic
L’Entretien de Prévention Post Diagnostic (EPPD) est la mise en place, dans les suites du diagnostic, d’une consultation assurée par un kinésithérapeute.
Ce projet de création d’un nouvel acte de soin en kiné s’inscrit dans une démarche de prévention secondaire et tertiaire. La prévention constitue un enjeu majeur dans le parcours de soins de la maladie de Parkinson. Le renforcement de la prévention des maladies chroniques figure d’ailleurs parmi les orientations réaffirmées par le Haut Conseil de la santé publique dans sa contribution à la Stratégie nationale de santé 2023-2033.
Agir précocement pour limiter l’impact de la maladie
Un entretien de prévention systématique après le diagnostic de Parkinson permettrait d’informer les patients sur l’importance de l’activité physique et de la rééducation fonctionnelle. Ce temps d’échange favoriserait une meilleure compréhension des bénéfices de la prévention dès l’annonce de la maladie.
Améliorer la qualité de vie et anticiper la perte d’autonomie
Ce dispositif de prévention contribuerait à améliorer la qualité de vie des personnes malades, tout en limitant les risques de perte d’autonomie et de situations de handicap à moyen et long terme. Il doit participer à une meilleure organisation du parcours de soins et de l’accompagnement.
Anticiper les coûts futurs pour la santé publique
Au-delà du bénéfice individuel pour les patients, l’entretien de prévention post-diagnostic représente un outil structurant pour les politiques publiques de prévention. Il permet de réduire les charges futures liées à la dépendance et à l’accompagnement du handicap.
Soutien parlementaire à une prévention renforcée dans Parkinson
Afin d’appuyer cette mesure, France Parkinson a organisé un atelier parlementaire en octobre 2023. Cette initiative a été menée en lien avec la FFMKR et avec le soutien d’Anne-Laure Babault, alors députée de Charente-Maritime. La rencontre a permis d’obtenir un soutien transpartisan d’une douzaine de députés.
Cet atelier a également contribué à sensibiliser les parlementaires aux besoins des personnes malades de Parkinson et de leurs proches aidants. Il a ainsi posé les bases d’une collaboration durable autour de cet enjeu majeur de santé publique.
Vers un nouvel acte de kinésithérapie préventif pour Parkinson
La prochaine étape consiste désormais à obtenir la reconnaissance de cette consultation kiné par la Haute Autorité de Santé. Ce préalable est nécessaire à son intégration dans le parcours de soins et à sa prise en charge par l’Assurance maladie.

