Kinésithérapie et activité physique 

Sensibilisation des pouvoirs publics et promotion de l’activité physique

France Parkinson agit pour faciliter l’accès à l’activité physique et à la kinésithérapie pour les personnes malades. Ces pratiques sont reconnues comme étant essentielles dans le traitement de la maladie de Parkinson.
Les séances de kinésithérapie font partie intégrante du parcours de soins. Elles sont remboursées à 100 % dans le cadre de l’affection de longue durée (ALD).

Cependant, les personnes malades rencontrent encore des difficultés à y avoir accès. Le manque de kinésithérapeutes à proximité de chez soi, l’insuffisance des interventions à domicile, et la méconnaissance des spécificités de prise en charge de la maladie de Parkinson, compliquent l’accès aux soins. Ainsi, l’association mène des actions pour informer et sensibiliser ces professionnels et les pouvoirs publics.

L’importance de l’activité physique

De nombreuses études montrent que l’activité physique améliore la qualité de vie et ralentit également l’évolution des symptômes. Pour être efficace, elle doit être régulière et intensive. France Parkinson promeut sa pratique dès le diagnostic. En effet, beaucoup de personnes malades ignorent ses bienfaits ou ont du mal à se motiver à en faire.

Enquêtes menées en 2022

Enquête auprès des kinésithérapeutes (mars-avril 2022)

L’association a mené ces travaux d’analyse en partenariat avec la Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs (FFMKR) et l’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Kinésithérapeutes des Pays de la Loire. L’institut Viavoice a réalisé l’étude en ligne, du 17 mars au 3 mai 2022. 1239 kinés y ont répondu, dont 88 % en exercice libéral.

Résultats principaux :

  • La prise en charge de Parkinson est jugée difficile.
  • Les soins ne sont pas dispensés au bon moment ni dans les bonnes conditions.
  • Un tiers des kinés ont une image négative de cette prise en charge.
  • Deux tiers d’entre eux signalent un déficit de formation spécifique à la pathologie. Ils soulignent aussi que les formations complémentaires restent peu accessibles, surtout en zones rurales.

Pistes d’amélioration identifiées :

  • Engager la rééducation plus tôt, avant que les atteintes fonctionnelles soient trop présentes (69 %).
  • Sensibiliser les médecins à l’importance de la rééducation dans la pathologie (63 %).
  • Améliorer la coordination avec le médecin référent (53 %).

Enquête auprès des personnes malades (septembre-octobre 2022)

Via Voice a mené l’enquête en ligne et sur papier du 5 septembre au 28 octobre 2022. 1642 personnes malades ont participé.

Constats principaux :

  • Les patients souhaitent que les médecins et neurologues prescrivent systématiquement des soins kinésithérapiques.
  • Ils demandent une meilleure répartition de l’offre de soins sur le territoire.
  • Ils souhaitent une formation améliorée des professionnels pour proposer des rééducations spécifiques.
  • Les soins doivent selon eux s’adapter aux stades et âges des patients.
  • Ils estiment que les kinés doivent motiver et accompagner les patients dans l’acceptation de la maladie.

Lire les résultats de l’enquête

Pistes d’actions

À partir de ces enseignements, France Parkinson a identifié, avec les instances représentatives des Kinésithérapeutes, plusieurs actions prioritaires.
L’une d’elles est l’instauration d’un entretien de prévention post-diagnostic dans le parcours de soin.

Autres actions