Les chiens qui détectent les maladies : comment leur odorat dépasse toutes nos machines – Comité 17
Dans le journal « 20 minutes », un article trés intéressant sur des études montrant que certains chiens peuvent détecter des maladies humaines comme Parkinson ou certains cancers grâce à des odeurs invisibles pour les instruments médicaux ; une piste prometteuse pour la détection précoce.
Dans le journal « 20 minutes », un article trés intéressant sur des études montrant que certains chiens peuvent détecter des maladies humaines comme Parkinson ou certains cancers grâce à des odeurs invisibles pour les instruments médicaux ; une piste prometteuse pour la détection précoce.
Un système olfactif incomparable
Le chien possède un sens de l’odorat extraordinairement développé, bien au-delà de ce que peut percevoir l’humain ou la plupart des appareils analytiques. Les récepteurs olfactifs de ces animaux sont présents en très grand nombre, ce qui leur permet de discerner des composés organiques volatils (COV) produits par des processus biologiques spécifiques. Ces COV, présents dans la peau, l’haleine, l’urine ou la sueur, peuvent être associés à certaines pathologies.
Ce n’est pas simplement une expression : l’odorat canin peut détecter des signaux moléculaires beaucoup plus faibles que les seuils de détection des instruments de laboratoire classiques, car le système nerveux du chien est “entraîné” à reconnaître des signatures olfactives complexes, pas seulement à les mesurer.
Des résultats scientifiques probants
Plusieurs publications vétérinaires et médicales confirment aujourd’hui cette capacité. Dans une étude récente publiée dans The Journal of Parkinson’s Disease, deux chiens entraînés ont pu distinguer l’odeur de la maladie de Parkinson sur des prélèvements de peau avec des taux de sensibilité allant jusqu’à 80 % et de spécificité jusqu’à 98 % dans un essai en double aveugle, même en présence d’autres affections.
Une autre étude menée par l’Université de Bristol montre que des chiens peuvent apprendre à détecter l’odeur du cancer de la vessie chez d’autres chiens à partir de l’urine, avec jusqu’à 90 % de sensibilité et 95 % de spécificité, ce qui suggère une capacité à percevoir des signaux moléculaires propres à cette maladie.
Ces résultats ne sont pas des anecdotes : globalement, les chiens entraînés présentent des taux élevés de détection pour diverses maladies, en particulier certains cancers et infections, lorsqu’ils sont formés à identifier des signatures odorantes spécifiques.
Vers une application médicale pratique ?
Si ces performances sont impressionnantes, plusieurs défis restent à relever avant une adoption clinique généralisée. L’entraînement des chiens demande du temps et des ressources, et leurs performances peuvent varier selon les conditions d’essai et les individus. Les chercheurs s’efforcent néanmoins de comprendre les composés chimiques précis que les chiens détectent, dans le but de développer des dispositifs électroniques inspirés du flair canin.
Pour l’instant, les chiens restent essentiellement des preuves vivantes du potentiel de l’olfaction animale dans le domaine médical. Ils ouvrent des pistes pour des outils de dépistage plus rapides, non invasifs et moins coûteux que certaines méthodes actuelles, mais leur intégration systématique dans les soins exige encore des validations cliniques supplémentaires.
