La conduite automobile

1. Permis de conduire

Il n’y a aucune disposition légale qui oblige à rendre son permis de conduire lorsqu’on est atteint d’une maladie chronique, en particulier la maladie de Parkinson, à moins d’avoir perdu tous les points de son permis. Mais depuis un arrêté du 31 août 2010, une personne bénéficiant d’une pension invalidité doit le déclarer si elle passe le permis de conduire (ou le repasse parce qu’elle a perdu tous ses points).

2. Risques liés à la conduite

La vraie question à se poser est celle du risque, que vous courez vous-même, bien sûr, mais surtout de celui que vous pouvez faire courir aux autres car la prise de médicaments «anti- parkinsoniens » et de ceux permettant de lutter contre leurs effets secondaires n’est pas sans conséquence  sur l’état de vigilance au volant.

Vous devez donc prendre les précautions qui s’imposent :

  • demander son avis à votre neurologue, ET LE SUIVRE,
  • évaluer la distance maximale que vous pouvez parcourir sans avoir de problèmes de somnolence,
  • repérer les moments de la journée où, en fonction de votre calendrier de prise de médicament, il vaut mieux s’abstenir de conduire,
  • éviter la conduite de nuit,
  • éviter les autoroutes car elles obligent à une conduite plus rapide peu compatible avec des réflexes amoindris par la Maladie de Parkinson.

En cas de contrôle sur la route, ou d’inquiétude de l’entourage, ou de grande prudence du malade lui-même, un examen médical peut être demandé au Comité Médical du Permis de Conduire, en s’adressant à la Préfecture. Souvent, cet examen aboutit à accorder le permis pour une durée limitée, et donc à obliger à des contrôles médicaux périodiques. Il peut aussi ajouter une restriction (exemple : conduite seulement de jour, ou X km du lieu de résidence…) ce qui peut être discuté avec le médecin.

3. Assurance

En cas d’accident, votre assurance jouera normalement, si vous avez répondu sincèrement aux questions qu’elle vous a posées lors de la souscription du contrat. Les questions habituelles portent sur l’usage du véhicule, et concernent très rarement la santé, puisque c’est la Préfecture qui est chargée de ce contrôle. Vérifiez quand même les conditions générales et particulières de votre contrat.

Il faut savoir qu’en cas d’accident l’assurance adverse peut utiliser le fait que vous prenez des médicaments étiquetés « niveau 2 » (Soyez très prudent, ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé) pour amener un tribunal à vous faire porter la responsabilité de l’accident.

Qui contacter ?

Votre neurologue

Votre généraliste

Le Comité Médical du Permis de Conduire de votre Préfecture

Quelques conseils pratiques

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