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Mardi 15 mai: L’activité physique, compte rendu de la conférence

BÉNÉFICE DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE dans la maladie de PARKINSON

Par Mr. Guillaume ALADENISE, masseur kinésithérapeute

Nous étions plus de 30 à suivre avec beaucoup d’intérêt cette conférence.

Une reconnaissance officielle : la HAS (Haute Autorité de Santé) en 2016 a reconnu les bénéfices de l’exercice physique « relativement » soutenu dans la MP. La recherche scientifique a démontré que chez l’animal (souris) un entraînement à haute intensité a un rôle neuro-protecteur.

    Quel traitement ?

Lutter contre l’hypométrie (petits mouvements), en stimulant l’excitabilité du cortex par l’apprentissage de nouvelles gammes de mouvements demandant de fixer son attention. Pour cela utiliser des stratégies intentionnelles, ex : un marquage séquentiel au sol pour faire des grands pas, ou des repères sonores rythmiques.

Lutter contre l’enraidissement du tronc, par un travail de rotation axiale limitant ainsi le risque de chute et facilitant le relever du malade allongé au sol.

Lutter contre l’appauvrissement de l’adaptation motrice, en réalisant des taches motrices complexes comme des déplacements du centre de gravité à la limite de l’instabilité stimulant ainsi l’équilibre, ou  des parcours sur des terrains variés avec des obstacles stimulant la coordination, voir la synchronisation si on doit suivre le rythme d’une musique. Les activités de Qi-Gong, Tango… entrent dans cet objectif.

Lutter contre la tendance à se vouter, en effet dans la MP il y a un problème d’asymétrie : les muscles antérieurs du tronc ont tendance à se contracter, tandis que les muscles postérieurs s’affaiblissent. La rééducation va viser un renforcement des muscles qui ouvrent la cage thoracique, tout en cherchant une amplitude maximum. Ainsi on va effectuer des séries de mouvements (ex : monter un bras tendu à la vertical) avec une charge en cherchant une ouverture complète de l’articulation, jusqu’à la fatigue musculaire (qui doit être atteinte en 20 répétitions).

Entretenir la force musculaire des jambes pour limiter le risque de chute (muscles quadriceps, ischio-jambier, fléchisseur plantaire) ex : exercice assis-debout bras croisés à réaliser jusqu’à la fatigue.

Favoriser la stimulation des fonctions cognitives, en réalisant 2 tâches en même temps, ex : lire en pédalant (vélo d’appartement)

Suivre un entraînement en aérobie : lors  d’un effort  soutenu sur un temps long, la dette d’oxygène induite stimule le cerveau par une production de dopamine « endogène ». En pratique il est nécessaire de réaliser une activité physique intense (production de sueur)  pendant 30’, en maintenant un rythme cardiaque à la « fréquence cible », ceci 2 à 3 fois par semaine. La fréquence cible est calculée à partir de la fréquence cardiaque de repos et de la fréquence maximale enregistrée lors d’une épreuve d’effort chez un cardiologue. Ex : tenir 30’ d’effort sur un vélo à 60 tours/minute à la fréquence cible.

          Modalités :

Conclusion :

          Le traitement par l’exercice physique ne se substitue pas au traitement médicamenteux, mais il l’optimise, surtout lorsqu’il est réalisé en phase « off ». 

Pour aller plus loin vous pouvez suivre cet entrainement en centre de rééducation, Mr ALADENISE propose de rentrer dans un programme: Clinique du Parc de Belleville,      104 rue des Couronnes,           Paris 75020  tel : 06 12 77 93 10

La séance s’est terminée par de grandes discussions sur comment faire et où…., aussi Mr ALADENISE a été sollicité pour revenir animer une séance de « travaux pratiques » l’an prochain.