- France Parkinson - https://www.franceparkinson.fr -

Mardi 10 avril L’orthophonie Compte rendu de la réunion

Ce mardi 10 Avril Catherine Airiau, orthophoniste, correspondante française de l’équipe américaine LSVT GLOBAL est venue nous présenter ce protocole de rééducation particulièrement adapté au patient parkin­so­nien.

En effet, la maladie se mani­feste souvent par une baisse du niveau sonore (hypo­pho­nie), une perte de la mélo­die (dysprosodie) et une alté­ra­tion du timbre de la voix (dysphonie).

Le patient est longtemps persuadé de parler norma­le­ment alors qu’il parle trop bas, ces modi­fi­ca­tions de la percep­tion senso­rielle empêchent la mise en œuvre d’une inten­sité suffisante.

La méthode LSVT (Lee Silver­man Voice Treat­ment) porte le nom de Lee Silver­man, première patiente, sur qui elle a été expé­ri­men­tée. Elle a été conçue il y a une vingtaine d’années.

Le protocole est basé sur une réédu­ca­tion intensive : 4 séances hebdo­ma­daires d’une heure sur 4 semaines consé­cu­tives et des exercices quotidiens de 10 à 15 minutes à la maison.

Il demande énergie et parti­ci­pa­tion active du patient ; les résul­tats  concrets sont au rendez vous rapidement.

Catherine Airiau a insisté sur le fait qu’il fallait agir le plus tôt possible, la rééducation étant plus facile pour le malade si les problèmes vocaux ne sont pas encore trop installés.

Catherine Airiau a fait tester la méthode en direct: des participants ont fait des exercices phoniques devant tout le monde.

Lors de notre réunion l’intervenante a aussi évoqué la méthode LSVT BIG destinée à la kinésithérapie et basée également sur rééducation intensive.

Des vidéos ont permis de constater les progrès réalisés après un cycle d’un mois de rééducation, tant sur le plan de la voix que de la motricité.

 

Ce qui a fini de convaincre l’assemblée du bien fondé de ce protocole de rééducation.

Sur le plan pratique, mise à jour par France Parkinson de la liste des thérapeutes formés à cette technique. La validation de cette rééducation par la haute autorité de santé laisse l’espoir d’une évolution de la nomenclature des actes dans les années à venir.