FAQ Covid 19 : santé, déplacement, travail

Santé

1. Est-ce que les malades de Parkinson sont plus à risque avec le covid-19 ?

Selon Philippe Damier, neurologue au Centre Expert Parkinson à Nantes, les personnes vivant avec la maladie de Parkinson ne sont pas plus à risque avec le covid-19. Par contre, les conséquences de l’infection par le virus Covid-19 peuvent être, comme pour tout le monde, graves chez les patients atteints infections pulmonaires ou de toute maladie concomitante. Les conséquences potentielles sont bien sûr variables selon le stade de la maladie, l’âge et les éventuelles maladies concomitantes. Un(e) patient(e) de moins de 70 ans, en bonne forme et avec un bon contrôle de la maladie par le traitement n’a probablement pas un risque de complications très différent d’une personne du même âge sans maladie. Il est donc nécessaire de prendre les précautions nécessaires et de respecter les mesures imposées par le gouvernement (limiter les contacts, se laver les mains le plus souvent possible etc…) » Source : https://www.franceparkinson.fr/covid-19-et-parkinson/

 

2. Quels types de personnes sont considérées comme fragiles ?

Le Haut Comité de Santé Publique considère que les personnes à risque de développer une forme grave d’infection à SARS-CoV-2 sont les suivantes :

  •  les personnes âgées de 70 ans et plus ;
  •  les patients aux antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée, antécédents d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • les diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie ;
  • les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
  • les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée ;
    les malades atteints de cancer sous traitement.
  •  les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise :
      • médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive,
      • infection à VIH non contrôlé ou avec des CD4 <200/mm3,
      • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques,
      • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement,
  •  les malades atteints de cirrhose au stade B ou C de la classification de Child-Pugh;
  • les personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle > 40 kg/m2)
  •  les femmes enceintes à partir du troisième trimestre de la grossesse.

Lien : https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/actualites-du-ministere/article/coronavirus-qui-sont-les-personnes-fragiles

 

3.  Je prends déjà de nombreux médicaments, comment savoir s’il n’y a pas de risque de contre-indication ?

Pour désengorger le 15 et les appels aux médecins traitants, le Réseau Français des Centres Régionaux de Pharmacovigilance et le département de Pharmacologie du CHU de Bordeaux ont réalisé le site suivant afin de permettre aux patients d’obtenir une réponse claire sur les risques relatifs à l’auto-médication (AINS, corticoïdes…) et ses traitements habituels :
https://www.covid19-medicaments.com/

Ne modifiez pas ou n’arrêtez pas votre traitement sans avis médical.

 

4. La conduite à tenir lors des premiers signes de l’infection

Votre premier interlocuteur reste votre médecin traitant

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/outils/#tabs

Si une hospitalisation en urgence venait à etre demandée par le médecin traitant ou le 15, pensez à préparer les ordonnances les plus récentes des traitements que vous prenez, ainsi que les consignes d’horaires de prise (par exemple via la carte médicale ou sur papier libre).

 

5. Je suis atteint du coronavirus, comment m’organiser ?

Votre premier interlocuteur reste votre médecin traitant

Consignes du Ministère de la Santé pour l’isolement à domicile :

Afin de ne pas contaminer les autres membres du foyer, il est conseillé de rester dans une pièce spécifique, en évitant les contacts avec les autres occupants du domicile, d’aérer régulièrement. Si possible, une salle de bain et des toilettes spécifiques sont à privilégier. Dans le cas contraire il est recommandé de se laver les mains fréquemment, de ne pas toucher d’objets communs et de laver quotidiennement les surfaces fréquemment touchées (poignées, téléphones mobiles, etc.). Il est déconseillé de recevoir de visites sauf indispensables, comme les aidants à domicile. Enfin, les livraisons à domicile sont possibles, en laissant le colis sur le palier.

Pour aller plus loin : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/covid19_fiche_patients-2.pdf

 

6. Je suis guéri, combien de temps dois je conserver l’isolement strict ?

Les critères suivants permettant la levée de l’isolement strict :

En population générale :

  • Cas général : au moins 8 jours à partir du début des symptômes + disparition de la fièvre vérifiée par une température rectale inférieure à 37,8°C (mesurée avec un thermomètre 2 fois par jour et en l’absence de prise d’antipyrétique dans les 12h précedentes) ET au moins 48h après la disparition d’une éventuelle dyspnée (fréquence respiratoire inférieure à 22/min au repos).
  • Pour les personnes immunodéprimées : au moins 10 jours à partir du début des symptômes et critères identiques à ceux de la population générale. Port d’un masque chirurgical de type II pendant les 14 jours suivant la levée du confinement lors de la reprise des activités professionnelles.

Pour le personnel de santé :

  • Personnel non sujet à risque : au moins 8 jours à partir du début des symptômes et critères identiques à ceux de la population générale. Port d’un masque chirurgical de type II pendant les 7 jours suivant la levée du confinement lors de la reprise des activités professionnelles.
  • Personnel sujet à risque : au moins 10 jours à partir du début des symptômes et critères identiques à ceux de la population générale. Port d’un masque chirurgical de type II pendant les 7 jours (14 jours pour les patients immunodéprimés) suivant la levée du confinement lors de la reprise des activités professionnelles.
  • Personnel avec forme grave de COVID-19 : au cas par cas en lien avec le médecin du service de santé au travail.

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/covid-19-informations-aux-professionnels-de-sante/article/covid-19-prise-en-charge-en-ambulatoire#Conseils-pour-l-isolement

 

7. Que propose France Parkinson en cette période ?

France Parkinson met à disposition, en réponse et en soutien:

  • Sa ligne d’écoute nationale joignable au 01 45 20 98 96 et via soutien@franceparkinson.fr, du lundi au vendredi (9h30-12h30 et 14h-17h)
  • Le financement de quelques consultations de psychologues, à distance (par téléphone ou en vidéo), pour les personnes malades ou pour leurs proches – renseignements via la ligne d’écoute ci-dessus
  • Les suggestions du Pr. Damier, pour gérer au mieux la période, diffusées également sur notre site https://www.franceparkinson.fr/covid-19-et-parkinson/

Sources d’information santé :

Ministère de la Santé et des Solidarités : https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/coronavirus-questions-reponses

Santé Publique France : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/infection-au-nouveau-coronavirus-sars-cov-2-covid-19-france-et-monde

Site du gouvernement : www.gouvernement.fr/info-coronavirus ou en appelant le 0 800 130 000.

France Parkinson : https://www.franceparkinson.fr/covid-19-et-parkinson/

 

Déplacement

8. Puis je sortir pour aller amener des courses ou des médicaments à des personnes isolées et vulnérables ?

Pour l’instant (23/03/2020), il est possible de sortir pour aller rendre visite à une personne vulnérable (lui apporter des courses, des médicaments, etc..) en cochant la case «  déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes

vulnérables ou la garde d’enfants » de l’attestation de déplacement dérogatoire.

https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestation-de-deplacement-derogatoire-et-justificatif-de-deplacement-professionnel

 

Toutes les réponses ici : https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Coronavirus-COVID-19-Questions-reponses-sur-les-mesures-de-restrictions

 

Travail

9. Je suis particulier employeur, et un de mes aides à domicile souhaite interrompre son service auprès de moi

… car il est infecté ou mis à l’isolement :

Il ne doit pas venir travailler et vous n’avez pas à maintenir son salaire.

Dans ces cas, votre salarié bénéficie d’une prise en charge par l’assurance maladie :

S’il est infecté, il bénéficie d’un arrêt maladie établi par le médecin (qu’il doit vous adresser dans les meilleurs délais),

S’il est mis à l’isolement, il bénéficie d’un arrêt maladie (qu’il doit vous adresser dans les meilleurs délais) établi par le médecin de la caisse d’assurance maladie dont il dépend ou par les médecins conseils de la caisse nationale d’assurance maladie ou de la caisse centrale de mutualité sociale agricole, le cas échéant,

Il percevra également l’indemnisation complémentaire de l’IRCEM, dès le premier jour d’arrêt.

… car il a peur et souhaite exercer son droit de retrait :

Vous devez lui assurer que vous prenez toutes les mesures de précaution nécessaires afin de le rassurer, notamment en lui précisant que vous mettrez en place les gestes barrières préconisés par les autorités.

Malgré tout, s’il refuse de venir travailler, vous n’avez pas à maintenir son salaire car c’est le choix de votre salarié de ne pas venir travailler, mais il est déconseillé, dans les circonstances actuelles, de le sanctionner pour faute.

 

10. Quels salariés peuvent solliciter un arrêt de travail préventif ?

Dans le cadre des mesures de prévention visant à limiter la propagation du coronavirus, le Haut Conseil de la Santé Publique a décidé de faire bénéficier certains salariés d’un arrêt de travail à titre préventif de pour leur permettre de rester à leur domicile.

Les pathologies (ou état) concernées sont les suivantes :

  • les femmes enceintes ;
  • les personnes atteintes de maladies respiratoires chroniques (asthme, bronchite chronique…) ;
  • les personnes atteintes d’insuffisances respiratoires chroniques ;
  • les personnes atteintes de mucoviscidose ;
  • les personnes atteintes d’insuffisances cardiaques (toutes causes) ;
  • les personnes atteintes de maladies des coronaires ;
  • les personnes avec antécédents d’accident vasculaire cérébral ;
  • les personnes souffrant d’hypertension artérielle ;
  • les personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • les personnes atteintes de Diabète de type 1 insulinodépendant et de diabète de type 2 ;
  • les personnes avec une immunodépression :
  • personnes atteintes de pathologies cancéreuses et hématologiques, ou ayant subi une transplantation d’organe et de cellules souches hématopoïétiques,
  • personnes atteintes de maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur,
  • personnes infectées par le VIH ;
  • les personnes atteintes de maladie hépatique chronique avec cirrhose ;
  • les personnes présentant une obésité avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40.

C’est le médecin du travail ou le médecin traitant qui établit l’arret. Néanmoins, afin de simplifier les procédures, l’Assurance Maladie propose aux femmes enceintes dans leur 3ème trimestre de grossesse ainsi qu’aux personnes ayant été admises en Affections de Longue Durée au titre de l’une des pathologies ci-dessous, de pouvoir réaliser cette démarche de demande d’arrêt de travail directement en ligne : https://declare.ameli.fr .

Les Affections de Longue Durée concernées par le dispositif sont les suivantes :

  • Accident vasculaire cérébral invalidant ;
  • Insuffisances médullaires et autres cytopénies chroniques ;
  • Artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques ;
  • Insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves ;
  • Maladies chroniques actives du foie et cirrhoses ;
  • Déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ;
  • Diabète de type 1 et diabète de type 2 ;
  • Maladie coronaire ;
  • Insuffisance respiratoire chronique grave ;
  • Maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé Spécialisé ;
  • Mucoviscidose ;
  • Néphropathie chronique grave et syndrome néphrotique primitif ;
  • Vascularites, lupus érythémateux systémique, sclérodermie systémique ;
  • Polyarthrite rhumatoïde évolutive ;
  • Rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives ;
  • Sclérose en plaques ;
  • Spondylarthrite grave ;
  • Suites de transplantation d’organe ;
  • Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique.

Attention, l’avis du HCSP prévoit explicitement que ce dispositif ne s’applique pas aux personnels soignants des établissements de santé.

Afin de les protéger tout en permettant la continuité du service, l’avis du HCSP prévoit que la situation des personnels soignants soit évaluée au cas par cas en lien avec la médecine du travail de l’établissement en fonction de la gravité de la pathologie et de son évolutivité.

Aucun arrêt de travail relevant de ce dispositif dérogatoire ne peut ainsi être délivré à des personnels soignants, par le biais du téléservice

 

11. Mon employeur me demande de me déplacer : puis je exercer mon droit de retrait ?

Il est conseillé de limiter les déplacements aux seuls déplacements indispensables.

Par conséquent:

un salarié serait donc fondé à exercer son droit de retrait pour la seule situation où, en violation des recommandations du gouvernement, son employeur lui demanderait de se déplacer en l’absence d’impératif;

dans les autres situations, le respect par le salarié des mesures dites «barrières» -disponibles et actualisées sur le site https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus -et la vérification par l’employeur de leur mise en œuvre effective constituent une précaution suffisante pour limiter la contamination. En effet, il est rappelé que la transmission du virus se fait par un «contact étroit» avec une personne déjà contaminée, notamment par l’émission de gouttelettes infectieuses lors d’éternuements ou de toux qui pénètrent dans les voies respiratoires.

Dans le contexte actuel, dans la mesure où l’employeur a mis en œuvre les dispositions prévues par le code du travail et les recommandations nationales visant à protéger la santé et à assurer la sécurité de son personnel, qu’il a informé et préparé son personnel, notamment dans le cadre des institutions représentatives du personnel, le droit individuel de retrait ne peut pas, en principe, trouver à s’exercer

 

12. Quelles mesures doivent être prises si je suis affecté(e) à un poste de travail me mettant en contact avec le public ?

Il est rappelé que la transmission du virus se fait par un «contact étroit» avec une personne déjà contaminée, par l’inhalation de gouttelettes infectieuses émises lors d’éternuements ou de toux par la personne contaminée

Il y a lieu dès lors de distinguer deux situations:

lorsque les contacts sont brefs, les mesures « barrières », disponibles et actualisées sur le site https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus, notamment celles ayant trait au lavage très régulier des mains, permettent de préserver votre santé et celle de votre entourage.

Dans ces conditions, dès lors que sont mises en œuvre tant par l’employeur que par les salariés les recommandations du gouvernement la seule circonstance que je sois affecté(e)à l’accueil du public et pour des contacts brefs ne suffit pas, sous réserve de l’appréciation souveraine des tribunaux, à considérer que je justifie d’un motif raisonnable pour exercer mon droit de retrait.

lorsque les contacts sont prolongés et proches, il y a lieu de compléter les mesures barrières par exemple par l’installation d’une zone d’un mètre, par le nettoyage des surfaces avec un produit approprié, ainsi que par le lavage des mains.

Dans ces conditions, dès lors que sont mises en œuvre, tant par l’employeur que par les salariés, les recommandations du gouvernement-disponibles et actualisées sur la page suivante: https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus, la seule circonstance que je sois affecté(e)à l’accueil du public et pour des contacts prolongés et proches ne suffit pas sous réserve de l’appréciation souveraine des tribunaux, à considérer que je justifie d’un motif raisonnable pour exercer mon droit de retrait.

 

13. Port d’un masque 

Pour toute personne diagnostiquée du Covid-19, le médecin établira une prescription médicale permettant la délivrance de masques.

Le port de masques à titre préventif est possible.

Pour les intervenants relevant de services prestataires, c’est le service qui les mettra à disposition de ses salariés.

Pour les salariés en emploi direct, c’est le salarié qui pourra se les procurer auprès d’une pharmacie sur présentation d’un justificatif permettant de prouver qu’il intervient auprès d’une personne fragile. À ce jour, il n’y a pas de liste officielle de pièces justificatives. Un bulletin de salaire accompagné d’un document de la MDPH ou du Conseil départemental montrant que la personne en situation de handicap est bénéficiaire de la PCH aides humaines, de l’ACTP peuvent etre utilisés. En cas de difficultés, tout autre document médical permettant d’attester de la fragilité de la personne peut également être utilisé.

Pour l’ensemble des professionnels de santé : https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/covid-19-informations-aux-professionnels-de-sante/article/covid-19-recommandations-de-protection-pour-les-personnels-de-sante

 

14. Malgré les mesures de confinement, mon salarié peut-il se déplacer afin de venir travailler à mon domicile ?

Les salariés qui interviennent à domicile exercent par nature des activités qui ne peuvent être effectuées par télétravail et qui ne peuvent pas être différées. Ils ne sont donc pas concernés par la mesure d’interdiction de se déplacer. Votre salarié peut donc se rendre à votre domicile pour travailler.

Pour pouvoir se déplacer sans risque d’être verbalisés il doit se munir, d’une part, d’une attestation de votre part et d’une attestation de déplacement dérogatoire. Ces deux documents sont à remplir à partir des modèles disponibles à l’adresse suivante : https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestation-de-deplacement-derogatoire-et-justificatif-de-deplacement-professionnel

Il est nécessaire qu’il remplisse l’attestation de déplacement dérogatoire en cochant la case «déplacement entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail (sur justificatif permanent) ou déplacements professionnels ne pouvant être différés » et qu’il se munisse d’un document attestant de son identité .

N’oubliez pas de respecter les gestes barrières rappelés ci-dessous et la distanciation sociale pour préserver la santé et la sécurité de votre salarié.

 

15. Mon salarié m’accompagne pour effectuer mes courses et pour mes rendez-vous médicaux. Est-ce toujours possible ?

Les déplacements professionnels de votre salarié doivent etre limités à ceux strictement nécessaires.

Si votre salarié effectue vos courses, vous ne devez pas l’accompagner.

Elles doivent être de première nécessité et effectuées dans les commerces autorisés.

Votre salarié doit se munir d’un document attestant de son identité, de l’attestation de déplacement dérogatoire, ainsi que du justificatif de déplacement professionnel dûment rempli.

Prévoyez dans la mesure du possible que vos rendez-vous médicaux soient effectués à domicile et favorisez les téléconsultations.

 

16. Employeur, que dois-je faire si un aide à domicile/accompagnant est atteint du coronavirus ?

  • A compter de l’apparition des symptômes chez le salarié, remonter sur 14 jours et identifier la liste des personnes chez qui il est intervenu et avec qui il y a eu de l’aide à la personne/des contacts rapprochés
  • Les inviter à bien surveiller leur état de santé pendant 14 jours (température : 2/jour, au delà de 38°C, qu’ils prennent contact avec leur médecin) et à bien respecter les gestes barrières.
  •  Informer les salariés qui interviennent en remplacement chez ses personnes du risque potentiel, leur demander d’être vigilant aux symptômes et les inviter à faire de la prévention sur les gestes barrières.

 

17. Quelles mesures doivent être prises si un de mes collègues est contaminé ?

Il est rappelé que la transmission du virus se fait par un «contact étroit» avec une personne déjà contaminée, notamment par l’émission de gouttelettes infectieuses lors d’éternuements ou de toux qui pénètrent dans les voies respiratoires.

Si l’un de vos collègues est dépisté positif au Covid 19, alors votre employeur doit ainsi:

  • Renvoyer de suite le salarié contaminé à son domicile avec un masque et lui demander d’appeler son médecin de traitant;
  • Informer les autres salariés d’un cas possible d’infection afin qu’ils soient vigilants à l’apparition éventuelle de symptômes et qu’ils restent à domicile si c’est le cas. Il n’y a pas lieu de faire un suivi particulier des cas contacts.

Dès lors, en cas de contamination, les mesures suivantes devront être prises par votre employeur, le coronavirus pouvant probablement survivre 3 heures sur des surfaces sèches : (nettoyage et désinfection, disponibles sur le site https://travail-emploi.gouv.fr/actualites/l-actualite-du-ministere/article/coronavirus-questions-reponses-pour-les-entreprises-et-les-salaries )

Dans ces conditions, dès lors que ces mesures sont mises en œuvre par l’employeur –elles sont disponibles et actualisées sur la page suivante: https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus la seule circonstance qu’un collègue de travail a été contaminé ne suffit pas, sous réserve de l’appréciation souveraine des tribunaux, à considérer que je justifie d’un motif raisonnable pour exercer mon droit de retrait.

 

Liens utiles :

Questions-réponses sur les situations de travail : https://travail-emploi.gouv.fr/actualites/l-actualite-du-ministere/article/coronavirus-questions-reponses-pour-les-entreprises-et-les-salaries

Questions-réponses spécifiquement pour les salariés ou employeurs en emploi direct : https://particulier-employeur.fr/coronavirus-faq/

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