DOMPTER la maladie de Parkinson ! – Témoignage de Jean-Luc DARLIX

QUELQUES SIMPLES RÉFLEXIONS DANS L’ESPOIR DE DOMPTER LA MALADIE DE PARKINSON

Notre but à nous Parkinsoniens est de vivre le mieux possible, de voir le verre à moitié plein, pour se dire que la vie continue d’être belle, qu’il faut la partager, et ainsi participer à la vie de la cité, de notre cité qui nous apporte tant.

Les objectifs de bien vivre et être actif ainsi posés, quels moyens peut-on se donner pour que les bénéfices au niveau de notre santé soient à la hauteur de l’enjeu, qui est de tenter de dompter le Parkinson.

D’accord, le mot PARKINSON fait peur, car il évoque la peur, la souffrance, la déchéance, en plus il peut aussi évoquer un virus ce qui signifie poison. Mais attachons-nous à être positif, le verre à moitié plein, et dépassons ces clichés, et allons marcher pour notre santé physique, mentale et affective. Moi-même Parkinsonien depuis 11 ans, j’ai voulu vivre, bien vivre, et redevenir autonome. Or j’ai nié pendant 8 ans la maladie ce qui a failli me couter la vie à deux reprises aux printemps 2017 et 2018.

Ayant lu beaucoup d’articles, de rapports sur le Parkinson, permettez-moi de vous faire part de simples expériences, qui peuvent être teintées d’intimité.

#1 Avant tout bouger, oui il nous faut bouger car l’homme bouge, marche, chemine depuis la nuit des temps ; en effet c’est un migrant.

Donc bouger car le corps même totalement sain en a besoin.

  • Marcher, comme les premiers humains en attaquant du talon ; en avant en arrière, ou sur le côté, comme des chasseurs attentifs à ne pas devenir une proie, ou à la recherche d’une proie pour manger, et donc vivre.
  • Marcher droit pour trouver son chemin dans les hautes herbes, parfois sur la pointe des pieds pour mieux voir, ou marcher courber pour ne pas être vu, tourner, tournoyer

En somme des exercices qui sont pratiqués depuis la nuit des temps, indispensables à notre vie, qui chez les citadins, ont tendance à disparaître au profit des transports mécaniques et électriques, collectifs et individuels.

#2 Les premiers hommes utilisaient de solides bâtons pour fouiller, ou marcher rapidement, et comme arme pour se défendre ou aller chasser ; Alors utilisons un bâton qui va, dans un jeu de bras et de jambes, nous servir à équilibrer notre corps, à bouger les bras en le faisant passer d’une main à une autre, en étant immobile, puis en marchant ; lui imprimer des mouvements de balancier, puis au-dessus de la tête, et dans le dos pour tenter de corriger notre posture par trop vers l’avant, et assouplir notre dos, notre nuque et nos épaules ; refaire ces simples mouvements avec le bâton tout en marchant en avant, puis en arrière.

Répéter lentement puis rapidement ces mouvements en marchant, et enfin sans regarder le bâton pour améliorer ou retrouver un équilibre essentiel dans la vie de tous les jours.

Enfin tourner lentement la tête, de droite à gauche et inversement ; pencher la tête en avant, en arrière, les yeux ouverts puis fermés ; un point essentiel au regard, et de ce fait à notre sécurité de citadin et de marcheur.

Pour ma part je répète ces exercices chaque matin au lever (25 à 30 minutes) en écoutant de la musique douce comme les Trios de L van Beethoven. Après cette gymnastique d’équilibre et de renforcement musculaire, on peut prendre un bon petit déjeuner, et partir en randonnée à pied, en vélo ou à ski, seul, à deux ou en groupe.

Une autre activité m’a aussi beaucoup apporté dans ma quête d’autonomie, de voyage et de découverte, et de la sorte s’évader du Parkinson, c’est la lecture et l’écriture.

Oui l’écriture de textes, et de poèmes m’a beaucoup apporté depuis trois ans. Cette activité s’est concrétisée par la publication d’un livre au titre évoquant voyage et Parkinson.

‘Voyages et Tours à ski dans les Alpes et les Andes’ (Edilivre),

Et un autre livre qui est un roman intitulé ‘LE VIRUS SORCIER’ (S&L), Le virus soricieroù il est aussi question de Parkinson, de virus, de montagnes et de rapports Humains

Et pour finir un livret racontant notre tour de la Sardaigne ouest à vélo à l’automne 2019.(Lire ici Poeme Jean-luc Darlix)

Jean-Luc DARLIX

Partager la page :