Le sommeil

Plus de 50% des personnes ayant la maladie de Parkinson souffrent d’insomnie chronique. Il s’agit surtout de longues de périodes de réveil la nuit (en moyenne, le tiers de la nuit) et de réveils trop matinaux.

Plusieurs facteurs expliquent un mauvais sommeil : anxiété, crainte de mal dormir, âge et en particulier les douleurs et blocages gênant le ré-endormissement.

Lorsque la maladie a évolué, le manque en dopamine au cours de la nuit est aussi important. En cas de réveil, blocages et contractures peuvent se faire sentir d’un coup. Dans ce cas, effectuer doucement des mouvements de soulagement spécifiques, vus avec un(e) spécialiste.

Certaines personnes peuvent présenter des comportements moteurs anormaux en dormant : faire des mouvements très brusques, tenter de se lever, souvent en parlant ou en criant. Ce phénomène n’est pas grave et très fréquent au cours de la maladie de Parkinson : il s’agit de rêves effectués à une phase où, en principe, on reste immobile (sommeil paradoxal). Il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Ces éléments peuvent être étudiés par le/la neurologue : un schéma de la nuit, avec les heures de réveil et les troubles observés aidera beaucoup le praticien. Les somnifères constituent rarement la meilleure solution.

Quelques conseils :

  • Habits amples, confortables, et faciles à enfiler/enlever
  • Médicaments à portée de main, avec une petite bouteille d’eau à bec verseur
  • Draps et couvertures confortables, bien bordés
  • Ne pas oublier, que la dépression est un important facteur d’insomnie
  • En cas de nécessité, il existe des lits médicaux aidant à se redresser

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