Les gestes du quotidien

De nombreux gestes quotidiens peuvent devenir difficiles avec la maladie de Parkinson. Repérez les gestes qui vous posent problème (tourner une clé dans une serrure, couper des aliments, tourner la tête, etc…) et parlez-en à votre rééducateur.

Deux types de solutions peuvent être combinés : réapprendre certains gestes avec un kinésithérapeute, exercer d’une manière générale son agilité et sa dextérité.

S’asseoir, se lever

Pour vous asseoir, approchez-vous au plus près de votre chaise, jusqu’à sentir son contact aux mollets. Stabilisez-vous bien, les pieds légèrement écartés. Fléchissez les membres inférieurs, le tronc légèrement penché en avant, afin de descendre verticalement. Prenez appui de vos mains sur les bords de la chaise et posez les fesses en freinant le mouvement avec les bras.

Pour vous lever, Stabilisez-vous en avant de la chaise les pieds légèrement écartés, puis propulsez-vous vers l’avant (et non vers le haut) en vous aidant de la force des bras. Vous pouvez alors vous redresser.

Se retourner dans son lit, s’y lever, s’y coucher

Pour vous retourner dans votre lit, pliez les deux jambes en posant les pieds bien à plat. Laissez-vous entraîner ensuite par le poids des jambes en les laissant tomber du côté désiré.  Lorsque la manœuvre reste compliquée, une solution consiste à poser une sangle autour du matelas. Vous pouvez alors vous y accrocher et vous aider ainsi de la force des bras.

Pour vous lever il faut procéder par étapes. D’abord, vous allonger sur le côté à l’aide de la manœuvre précédente. Ensuite s’asseoir en s’aidant de la main et du coude (si vous êtes du côté droit, la main gauche et le coude droit). Laissez simultanément tomber vos jambes hors du lit. Une sangle au niveau du milieu du matelas peut aussi vous aider à vous redresser complètement. Il faut alors prendre appui sur ses jambes, fléchir le tronc légèrement en avant, puis se lever. Une canne posée près du lit, ou un meuble bas, peuvent vous y aider.

Pour vous coucher la manœuvre est inverse. S’asseoir, puis se laisser basculer sur le côté en prenant appuis sur la main puis le coude, enfin, s’aider de la main pour se mettre sur le dos.

S’habiller

Tout d’abord, sachez que le choix de vêtements amples facilite grandement l’habillage. Les fermetures zip ou les gros boutons vous donneront moins de difficultés que les boutons ordinaires. De même pour les chaussures, les velcros peuvent être plus adaptés que des lacets, et un léger talon plat procure plus de stabilité.

Pour les femmes, attachez jupes, robes et soutien-gorge par devant avant de la retourner. Pour enfiler un pull, mettez d’abord un bras en remontant bien jusqu’à l’épaule, puis levez le bras au-dessus de votre tête et enfilez ainsi le deuxième bras. Pour un manteau vous pouvez utiliser cette manœuvre ou une seconde : poser le manteau préparé en position ouverte sur une table, engagez les deux bras dans les manches, puis redressez-les ensemble. Enfin, pour les chaussures, pensez au chausse-pied à long manche.

Se servir de ses mains et de ses bras

Pour entraîner son agilité manuelle, on peut : faire tourner deux petites balles (par exemple des balles de golf) dans sa main ; trier sa monnaie ; faire des exercices d’assouplissement des doigts et des; brasser du sable ou des grains dans un sac, faire des nœuds.

Pour réussir les gestes difficiles : il faut tout d’abord prendre garde à sa posture, qu’elle soit bien équilibrée. Ensuite, il faut réaliser le mouvement avec la plus grande amplitude possible, même s’il s’agit de mouvements minutieux comme lacer ses chaussures. Un truc pour obtenir cette amplitude consiste à imaginer que l’on mime le geste à un public susceptible de le deviner.

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