Au fur et à mesure que la maladie évolue, le parkinsonien doit engager une véritable lutte s'il veut conserver son autonomie. Les situations de blocage, les difficultés à se déplacer, à exercer certains gestes de la vie quotidienne, peuvent accentuer la dépendance vis-à-vis de l'entourage. Face à l'anxiété, l'abattement, les variations de l'humeur, l'entourage apporte aussi un soutien affectif précieux. Peut-on affronter seul la maladie de Parkinson ?
Pourtant, nombre de malades affrontent leurs troubles sans aide extérieure. La vie solitaire, notamment pendant une partie de la vieillesse, est de plus en plus fréquente. Assez curieusement, malgré le handicap physique, une enquête révèle qu'ils s'adaptent plutôt bien à leur sort. Cela peut s'expliquer par le fait qu'ils sont parvenus à la vie de célibataire après une plus ou moins longue période d'adaptations difficiles avec un partenaire.
Deuxième constatation: les parkinsoniens solitaires semblent s'adapter plus vite et plus aisément à leur condition et à accepter leur maladie plus rapidement et plus complètement que les autres. Et donc à la combattre avec succès.
A quelles conditions vivre seul est-il possible ?
- Une organisation rigoureuse de la vie quotidienne
- Une autodiscipline sans manquements et sans failles
- Une extrême vigilance de tous les instants
- Une information très précise sur la maladie et les situations à risque (dormir, conduire, etc.)

















