B

Les traitements

Retour

Accueil > La maladie > Les Traitements

La prise en charge thérapeutique de la maladie de Parkinson est complexe. Elle associe adaptation des prises des médicaments basées sur les informations recueillies des malades et de leur entourage, gestion de la vie quotidienne et rééducation à tous les stades évolutifs de la maladie. Une conversation épisodique avec un neurologue n'est donc pas suffisante : il faut mettre en place une véritable organisation personnelle. Le malade est l'acteur principal de la prise en charge.Vous trouverez dans cette rubrique une présentation des traitements médicamenteux et chirurgicaux utilisés aujourd'hui. Pour une vue d'ensemble de l'organisation personnelle, consultez la rubrique Au quotidien.

La maladie de Parkinson étant due à une insuffisance de production de dopamine, les médicaments permettant de la traiter pallient cette insuffisance soit en donnant de la dopamine (L-Dopa), soit en fournissant un agoniste de la dopamine (molécule mimant l'action de la dopamine). Ces diverses classes de médicaments constituent aujourd'hui, pour une grande majorité de parkinsoniens, l'élément central du traitement. La L-Dopa est le médicament le plus puissant pour l'amélioration des troubles moteurs.

Les IMAO sont des molécules qui bloquent l'enzyme dégradant la dopamine. Ils peuvent être utilisés seuls en début de maladie, ou pour prolonger les effets de la L-Dopa. Malheureusement, l'association des IMAO à certains médicaments est risquée, notamment des anti-dépresseurs très prescrits comme la fluoxétine.

Un traitement chirurgical existe, la neurostimulation, mais elle ne peut pas être étendue à toutes les personnes atteintes par la maladie. Depuis bientôt 15 ans maintenant, la stimulation électrique chronique placée dans les deux noyaux subthalamiques permet d'améliorer de façon spectaculaire l'akinésie, la rigidité mais également le tremblement. C'est devenu la cible thérapeutique la plus courante et plusieurs milliers de patients ont reçu ce traitement en France. Cette simulation ne guérit pas malheureusement la maladie de Parkinson mais ne fait qu'améliorer les signes moteurs et permet ainsi d'économiser les médicaments. Elle présente néanmoins des risques, notamment celui de saignement pendant l'opération ou d'effets secondaires après l'implantation comme une confusion mentale transitoire, une apathie ou des troubles de la parole qui peuvent être durables.

De nombreuses recherches aboutissent à des concepts nouveaux dans la maladie de Parkinson. Tout d'abord, il existe des modificateurs d'autres systèmes chimiques que la dopamine et l'on peut citer des agents agissant sur le glutamate, la sérotonine, l'acétylcholine, l'adénosine (notamment les antagonistes des récepteurs A2A). Des recherches sont en cours pour déterminer si un traitement par la nicotine peut améliorer les signes moteurs, et économiser la lévodopa, voire même protéger contre l'évolution de la maladie

 

Beaucoup de patients atteints de la maladie de Parkinson sont déçus par des annonces prometteuses et des résultats modestes. En particulier, certains traitements annoncés semblent intéressants, mais ne sont pas accessibles. Ceci résulte de la nécessité de la démonstration de l'innocuité des traitements avant qu'ils soient autorisés. Dans les prochaines années, le diagnostic prédictif va se mettre en place, et doit donner lieu à de véritables essais de neuroprotection.

Vous pouvez également vous procurer les articles plus détaillés sur ce sujet "Le traitement de la maladie de Parkinson en 2011" par Pierre Césaro, cher du service neurologie du CHU de Créteil,  dans les exemplaires de l'Echo n°106 et 107. Cliquez ici pour accéder au bulletin de commande.

Pour les perspectives thérapeutiques plus récentes et pour les médicaments non disponibles en France, consultez la rubrique La recherche.

Pour en savoir plus sur le rôle de la rééducation et de l'hygiène de vie dans le traitement de la maladie, consultez la rubrique Au quotidien

Retour en haut de la page