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Présentation de la maladie

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Accueil > La maladie > Présentation de la maladie > Les syndromes parkinsoniens

Un syndrome est une collection de symptômes, dont on a une raison de penser qu'ils ont une origine unique. Il existe plusieurs syndromes parkinsoniens : la maladie de Parkinson proprement dite ou idiopathique représente environ 80% des cas observés. Environ 15% des autres syndromes parkinsoniens sont regroupés sous le terme de Parkinson plus (ils englobent les symptômes de la maladie de Parkinson plus d'autres symptômes). Il y a enfin des syndromes secondaires : ils sont induits par des médicaments, des maladies vasculaires, des substances toxiques ou des accidents cérébraux.

L'AMS (Atrophie Multisystématisée)

En plus des troubles parkinsoniens typiques, on observe des troubles de l'équilibre, de la coordination des mouvements, et de nombreux troubles végétatifs (notamment régulation de la pression artérielle, miction et puissance sexuelle). Il est souvent difficile de distinguer maladie de Parkinson idiopathique et AMS au début, mais l'AMS a généralement une évolution beaucoup plus rapide. Le traitement de ce syndrome est difficile.

La PSP (Paralysie supranucléaire progressive)

Un symptôme décisif de ce syndrome parkinsonien est la paralysie du regard vers le bas; ce symptôme apparaît cependant après plusieurs années d'évolution. Avec la PSP, le tremblement est très rarement observé. Les chutes très précoces sont par contre très fréquentes. De même que l'AMS, le traitement de la PSP est difficile.

La démence à corps de Lewy

En plus des symptômes moteurs observés dans la maladie de Parkinson, l'apparition d'hallucinations ainsi qu'une dégradation intellectuelle précoce caractérisent ce syndrome.

Le tremblement essentiel

Ce n'est pas un syndrome parkinsonien, mais il est important de distinguer cette anomalie de la maladie de Parkinson. Le seul symptôme observé est un tremblement omniprésent (il ne disparaît pas, par exemple, dans l'exécution d'un mouvement). Le tremblement progresse lentement et n'entraîne que rarement un handicap réellement gênant. Cette maladie est souvent familiale.

Le syndrome parkinsonien induit par neuroleptiques

Certains neuroleptiques, des médicaments utilisés dans le traitement de troubles psychiatriques, notamment la schizophrénie, peuvent entraîner un syndrome parkinsonien réversible. Cela vient de ce qu'ils bloquent les récepteurs dopaminergiques, sans pour autant provoquer de lésions neuronales. Tous les symptômes disparaissent heureusement la plupart du temps après arrêt du traitement. Le problème survient dans des cas graves où l'arrêt des neuroleptiques peut difficilement être envisagé. Des symptômes plus durables (mais toujours réversibles) apparaissent en cas de prise prolongée : mouvements anormaux de la bouche et de la langue.

Le syndrome induit par le MPTP

Cette drogue de synthèse (une neurotoxine) entraîne un syndrome parkinsonien irréversible. Découverte par hasard par un étudiant en chimie fabriquant ses propres stupéfiants, elle est très utile aujourd'hui à la recherche en permettant de travailler sur des modèles animaux de la maladie.

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