Les signes avant-coureurs de la maladie de Parkinson sont des signes fréquemment constatés et apparaissant avant les premiers symptômes typiques : la lenteur ou difficulté du mouvement, rigidité, tremblement. La découverte de ces signes repose donc sur la déclaration rétrospective de beaucoup de personnes atteintes par la maladie, ou sur celle de leurs proches.
Les signes les plus souvent constatés sont discrets; il s'agit de fatigabilité et de difficulté à se concentrer ou d'une baisse de rendement dans la réalisation des tâches quotidiennes.
En deuxième lieu, un signe souvent constaté (environ un quart des Parkinsoniens) est la dépression. Les médecins en parlent comme d'une dépression inaugurale. Elle est clairement distincte de la dépression dite secondaire (en savoir plus), car la personne ne sait pas encore à ce stade qu'elle est atteinte par la maladie. La découverte de cette dépression a d'ailleurs grandement contribué à la mise au jour de la dépression induite par la maladie de Parkinson.
Plus directement reliés aux troubles moteurs constituant la maladie, on constate souvent l'apparition de douleurs, notamment le long de la colonne vertébrale et aux articulations. En raison de l'âge moyen d'apparition des premiers symptômes, ces douleurs sont souvent prises pour des douleurs rhumatismales classiques : elles peuvent être en fait liées à la maladie.
Enfin, la micrographie apparaît souvent avant les autres symptômes. Il s'agit du fait d'écrire de plus en plus petit. C'est une forme d'akinésie et donc un symptôme propre à la maladie. Mais les personnes concernées ou l'entourage le remarquent rarement.
Il existe également d'autres signes qui peuvent précéder l'apparition de la maladie de plusieurs années, mais qui ne sont pas spécifiques de la maladie de Parkinson : il peut s'agir de trouble de l'odorat avec une diminution de la perception des odeurs, des troubles du sommeil avec des rêves animés.

















