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Perspectives thérapeutiques

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En identifiant la dégénérescence des neurones à dopamine, la recherche a tout d'abord permis la mise au point de plusieurs générations de traitements, de la L-DOPA aux inhibiteurs des monoamines oxydases (IMAO), en passant par les agonistes dopaminergiques. Ces traitements, qualifiés de « symptomatiques », ont pour vocation de renforcer ou de remplacer la dopamine déficiente, de façon à limiter les symptômes qui sont liés à l'affaiblissement de la transmission dopaminergique cérébrale. 

L-DOPA avec inhibiteur de la DOPA-décarboxylase : La L-DOPA est transformée en dopamine par la DOPA-décarboxylase. Pour optimiser la réaction dans le système nerveux, on administre dans la même prise du médicament un inhibiteur de cette enzyme qui ne passe pas dans le cerveau, ce qui permet d'avoir un effet maximal au niveau cérébral et d'éviter le métabolisme périphérique du médicament. Ce médicament est connu sous plusieurs formes commerciales : Modopar, Sinemet, Stavelo. L'augmentation des doses se fait très progressivement et le médicament est administré en plusieurs prises, de 3 à 6 en général, en dehors des repas. Ces médicaments souvent très efficaces peuvent toutefois présenter des effets secondaires importants (dyskinésies, fluctuations motrices) après des prises de plusieurs années, ce qui amène à les administrer en général avec d'autres médicaments antiparkinsoniens comme les agonistes dopaminergiques, de façon à limiter les doses pendant les premières années de traitement de la maladie.

 

Les agonistes dopaminergiques : Ces médicaments remplacent la dopamine au niveau de ses cibles cérébrales, les récepteurs dopaminergiques ; d'où la notion « d'agoniste » dopaminergique. Plusieurs médicaments sont disponibles, administrés en monothérapie ou en association avec la L-DOPA : Parlodel (bromocriptine), Requip (ropinirole), Sifrol (pramipexole), Dopergine (lisuride), pour les principaux. Ces médicaments sont efficaces et sont bien tolérés. Toutefois ils peuvent être à l'origine de troubles psychiques (confusion, hallucination, excitation) et dans de rares cas peuvent conduire à des comportements irrationnels (jeux d'argent incontrôlés, hypersexualité, etc.) ce qui impose une utilisation très suivie.

Le Neupro (rotigotine) est un agoniste dopaminergique ayant l'avantage de se présenter sous la forme d'un patch que l'on colle une fois par jour sur la peau. Elle permet ainsi une stimulation continue et diminue considérablement la prise de médicaments, ce qui est précieux pour les personnes ayant du mal à avaler. Il a en revanche les mêmes effets indésirables que les autres agonistes et peut causer en sus des problèmes cutanés. Ce traitement n'est pas encore disponible en France

 

Les inhibiteurs des monoamines oxydases (IMAO) : Comme mentionné plus haut, la dopamine est normalement détruite après son action cérébrale par une enzyme, la monoamine oxydase (MAO). Pour prolonger l'action de la dopamine au niveau cérébral, il est possible de limiter sa dégradation en administrant un agent inhibiteur de l'enzyme qui détruit la dopamine, la MAO. Le Déprényl (sélégiline) et l'Azilect (razagiline) sont deux de ces médicaments IMAO, inhibiteurs de la MAO. Dans la stratégie thérapeutique actuelle, on utilise ces inhibiteurs en appoint de la L-dopa pour en favoriser l'action et pour en limiter les doses.

L'Azilect est un nouveau traitement disponible depuis peu sur le marché. Il a fait beaucoup parler de lui car il a mis du temps à obtenir une autorisation de mise sur le marché en France. Il est désormais remboursé. De façon intéressante les études précliniques ont révélé que cette molécule aurait des effets neuroprotecteurs, c'est-à-dire qu'en plus d'agir sur les symptômes, elle agirait aussi sur le processus de dégénérescence en le ralentissant. A ce jour cependant aucune étude chez l'homme n'a pu vérifier avec certitude que l'Azilect serait effectivement neuroprotecteur. La razagiline a fait la preuve de son efficacité chez l'homme, d'où sa mise sur le marché.

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