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Les troubles psychiques

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Les fonctions cognitives regroupent le langage, les savoir-faire, la reconnaissance visuelle (fonctions intellectuelles) et les fonctions exécutives, c'est-à-dire celles qui organisent et contrôlent les actes volontaires. Lors de toute action ou de toute occupation, qu'elle soit intellectuelle ou manuelle, différentes fonctions cognitives et donc différentes parties du cerveau sont sollicitées.

Les plaintes concernant une baisse des capacités de mémoire, ou un ralentissement de la pensée, ne sont pas rares chez les patients parkinsoniens. Un examen neuropsychologique permet d'évaluer les fonctions cognitives et de mesurer objectivement les troubles lorsqu'ils existent. Dans la mesure du possible, l'interprétation des performances aux tests se fait par comparaison aux capacités antérieures du sujet.

Les troubles cognitifs dans la maladie de parkinson

La maladie de Parkinson n'entraîne cependant pas de détérioration des capacités intellectuelles ou de mémorisation ou de langage... Ce sont uniquement les fonctions exécutives et le contrôle de l'attention qui peuvent être altérés, c'est-à-dire la mise en route et le contrôle du bon déroulement des activités les plus complexes, celles qui demandent le plus d'effort et le plus de concentration.

Il faut différencier aussi les troubles cognitifs de la maladie de Parkinson de ceux que l'on rencontre dans d'autres syndromes parkinsoniens. Les troubles cognitifs peuvent y être, selon la maladie, d'intensité très variable (de l'absence de troubles à des troubles précoces et sévères).

Difficultés d'évaluation des fonctions cognitives dans la maladie de Parkinson

Quelle que soit l'activité demandée au patient, la réponse comporte toujours une composante motrice : parler, écrire, dessiner, exécuter un geste... Or chacun sait que la maladie de Parkinson touche essentiellement le mouvement. Celui-ci peut être impossible ou simplement difficile ou ralenti, ou encore parasité par des mouvements involontaires (dyskinésies), ceci de façon très variable selon les patients et le moment de l'examen. Les patients se sentent en général plus performants lorsqu'ils sont sous l'effet des médicaments, mais plusieurs études ont montré qu'il y a globalement peu de différences au niveau des résultats, quelle que soit la condition médicamenteuse.

De plus, il faut savoir qu'un état dépressif touche environ un patient sur deux, quelles que soient la sévérité et la durée de la maladie. Cet état peut entraîner à lui seul des difficultés cognitives par manque de motivation ou par difficulté de concentration. Il faut faire la part de ce facteur psychologique dans l'interprétation des résultats.

Exemples des difficultés rencontrées dans la maladie de Parkinson 

Les plaintes les plus fréquentes concernent la mémoire. La mémoire ancienne est globalement conservée. On peut rencontrer quelques difficultés pour évoquer les dates ou pour préciser la chronologie d'événements qui demandent des prises de repère. La mémoire à court terme ne pose pas de problème.

L'apprentissage de nouvelles informations peut souvent paraître perturbé parce que le patient a des difficultés à restituer spontanément des informations lorsqu'on l'interroge. Mais s'il est aidé dans sa recherche par un contexte ou des indices, les performances se normalisent totalement. Cela prouve que l'apprentissage se fait normalement, qu'il n'y a pas d'oubli mais seulement des difficultés pour aller chercher dans sa mémoire, pour aller récupérer des informations qui sont bien enregistrées.

Au niveau du langage, il faut différencier les troubles de la parole, relativement fréquents, des troubles du langage proprement dits, rares. Les troubles de la parole sont liés à une baisse du volume de la voix, à des difficultés motrices entravant l'articulation des sons, à un changement de la mélodie du discours qui devient monocorde, et parfois à une sorte de pseudo-bégaiement dû à un phénomène analogue au piétinement observé au niveau de la marche (freezing). Les troubles du langage se caractérisent par un manque de fluidité dans l'expression de la pensée. Le lexique n'est pas altéré, mais le langage peut devenir spontanément moins riche.

Les effets des différents traitements antiparkinsoniens

Les médicaments n'apportent pas d'effets bénéfiques directs sur les troubles cognitifs, mais ils améliorent souvent l'attention et les manifestations dépressives. Certains, par contre, pris à dose importante, sont parfois mal tolérés et peuvent entraîner des troubles psychiques, des hallucinations, des idées délirantes ou même de véritables confusions mentales. Mais ces manifestations sont toujours réversibles après arrêt ou diminution du médicament responsable.

La stimulation cérébrale profonde ne dégrade pas les fonctions cognitives, même si elle est bilatérale, sauf si des troubles cognitifs plus que modérés existaient déjà avant l'opération. C'est la raison pour laquelle un examen neuropsychologique est souvent effectué avant la décision chirurgicale.

 

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