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Les troubles moteurs

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La maladie de parkinson entraine une lenteur du mouvement que l'on nomme bradykinésie. Les chutes généralement survenant avec plusieurs années de maladie sont liées à des causes parfois différentes. Il peut s'agir d'une chute liée à une période de « blocage » (stade des fluctuations motrices), c'est une période où le patient ressent une lenteur du mouvement importante et lorsqu'il fait face à une situation imprévisible (comme un terrain plus accidenté), il n'a pas « le temps » de se rattraper et chute par retard d'initiation du mouvement compensateur. Il faut donc rester très prudent lors de ces phases de « blocage ». Parmi ces « blocages », le patient peut piétiner sur place. Il réalise plusieurs petits pas sur place avant de pouvoir débuter la marche ou lorsqu'il veut changer de direction, on appelle ce phénomène le « freezing ».

 Il existe ensuite des chutes liées à des troubles axiaux. Ces chutes ne sont pas forcément liées à des phases de blocage à proprement parler mais à des troubles du contrôle postural. Dans les formes avancées, la marche se fait d'un seul bloc, parfois avec accélération progressive comme si le patient courait après son centre de gravité (une fuite en avant amenant à des chutes traumatiques). C'est la festination. Ce type de chute n'est pas forcément améliorée par les traitements. C'est là que la kinésithérapie joue un rôle essentiel. Elle permet par l'entraînement de compenser des réflexes posturaux atteints par la maladie. Cette kinésithérapie peut être bi- voire tri-hebdomadaire. Le travail de l'équilibre, des obstacles doivent faire partis des exercices proposés par le kinésithérapeute.

Lorsque les troubles axiaux sont très importants et ceux-ci varient suivant les malades et surviennent le plus souvent à des stades avancées de la maladie ; une aide matérielle de type canne tripode ou déambulateur permet de conserver une autonomie. Cette aide peut être seulement ponctuelle pour les déplacements extérieurs par exemple. Les chutes en arrière surviennent davantage à l'arrêt de la locomotion et traduisent un trouble des ajustements posturaux qui n'est pas propre au syndrome parkinsonien.

Parfois la chute est aussi liée à un trouble attentionnel. Là aussi, ces circonstances surviennent plus souvent à un stade avancé de la maladie. En effet la marche qui un mouvement semi-automatique, est soumis à des réajustements suivant les différents événements se produisant pendant la marche comme le type de sol, un objet inattendu survenant sur le trajet. Ces réajustements sont plus difficiles à cause d'une marche qui nécessite plus d'attention.

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