Contrairement à une idée reçue, tous les Parkinsoniens ne tremblent pas et toutes les formes de tremblement ne correspondent pas à la maladie de Parkinson.
Très souvent le tremblement ne concerne qu'un seul côté du corps. Il peut n'arriver qu'après plusieurs années d'évolution de la maladie. Au cours de l'évolution, il concerne les deux côtés, mais il reste alors plus marqué du côté où il a débuté. C'est un tremblement de repos ; il apparaît lorsque la partie du corps concernée n'est pas en mouvement et, dans la plupart des cas, il cesse à l'initiation d'un mouvement volontaire (il peut cependant compliquer celui-ci). Lorsque le tremblement est important (plusieurs centimètres d'amplitude), le mouvement volontaire ne le fait pas disparaître totalement mais il en diminue l'intensité; il perturbe alors le mouvement, mais le cas est rare. Le tremblement disparaît généralement pendant le sommeil et réapparaît dès le réveil.
Le tremblement est plus fréquent à l'extrémité des membres et concerne généralement les membres supérieurs, le plus souvent, il s'agit de la main et du poignet, mais il peut ne concerner, par exemple, qu'un seul doigt. Lorsqu'il concerne les membres inférieurs, il se concentre généralement sur le pied. Il peut parfois atteindre la région buccale (langue, lèvres), mais pas la tête (le tremblement de la tête est une forme de tremblement essentiel). Le tremblement est relativement régulier et plutôt ample dans la plupart des cas.
De même que l'akinésie, le tremblement parkinsonien est étroitement corrélé à l'état émotionnel. Une situation de stress, une émotion forte peut l'aggraver considérablement. Le Pr. Pollak, dans son livre sur la maladie de Parkinson, rapporte le cas d'un patient ayant tremblé fortement pendant une demi-heure à l'occasion d'émotions fortes quelques années avant l'apparition des symptômes (il s'agissait peut-être d'une manifestation très précoce de la maladie). Inversement, dans une situation de confort et de sécurité, le tremblement peut être nettement diminué.
La gêne provoquée par le tremblement est extrêmement variable. Certaines personnes, pourtant affectées d'un tremblement important, le ressentent peu et le trouvent d'autant moins gênant qu'il cesse lorsqu'elles veulent bricoler, écrire, etc. D'autres personnes, pourtant affectées d'un tremblement plus faible, ressentent une fébrilité intérieure très désagréable. L'entourage, en revanche, trouve souvent le tremblement gênant.
Le tremblement est bien corrigé par les traitements mais peut réapparaître en situation d'émotion.

















