La description initiale de la maladie par le Dr James Parkinson faisait déjà état de troubles du sommeil. Mais ce n'est que depuis peu qu'ils font l'objet d'une recherche neurologique ciblée.
Troubles nocturnes.
Plus de 50% des parkinsoniens souffrent d'insomnie chronique. Il s'agit surtout de longues de périodes de réveil la nuit (en moyenne, le tiers de la nuit) et de réveils trop matinaux. Les difficultés motrices proprement dites, en revanche, disparaissent pendant le sommeil (cela est surtout frappant dans les cas de somnambulisme).
Plusieurs facteurs expliquent un mauvais sommeil : âge, anxiété, crainte de mal dormir, et en particulier les douleurs et blocages gênant le ré-endormissement. Lorsque la maladie est évoluée, le manque en dopamine au cours de la nuit est aussi important. En cas de réveil, blocages et contractures peuvent se faire sentir d'un coup. Dans ce cas, effectuer doucement des mouvements de soulagement spécifiques, vus avec un kinésithérapeute ou un ergothérapeute.
Des troubles respiratoires - quoique dans une proportion beaucoup plus faible des cas - peuvent apparaître. Si vous notez un bruit d'inspiration strident, différent du ronflement, enregistrez-le et indiquez-le au neurologue.
Certains patients peuvent présenter des comportements moteurs anormaux en dormant : faire des mouvements très brusques, tenter de se lever, etc, souvent en parlant ou en criant. Ce phénomène n'est pas grave et très fréquent au cours de la maladie de Parkinson : il s'agit de rêves effectués à une phase où, en principe, on reste immobile (sommeil paradoxal). Il n'y a pas lieu de s'inquiéter.
Tous ces éléments peuvent être étudiés par le neurologue : un schéma de la nuit, avec les heures de réveil et les troubles observés aidera beaucoup le praticien. Une modification de la prise de médicaments le soir peut aider considérablement. Les somnifères constituent rarement la meilleure solution.
Ne pas négliger tous les moyens améliorant l'environnement du dormeur :
- Habits amples, confortables, et faciles à enfiler/enlever
- Médicaments à portée de main, avec une petite bouteille d'eau à bec verseur
- Draps et couvertures confortables, bien bordés
- En cas de nécessité, il existe des lits médicaux aidant à se redresser.
Ne pas oublier, enfin, que la dépression est un important facteur d'insomnie.
Sommeil diurne
Certains patients s'endorment avec une facilité déconcertante au cours de la journée. Cela peut venir de la fragmentation du sommeil nocturne, ou d'une production excessive de sommeil par le cerveau.
Certains patients tombent directement dans un sommeil paradoxal, sommeil de rêve, et dorment les yeux ouverts. Ce cas, plus fréquent chez ceux qui ont des hallucinations visuelles, a sans doute des explications voisines de celles des mouvements nocturnes anormaux, et ne doit pas alarmer pour lui-même. Il convient cependant de prendre bien garde aux accidents possibles, ne pas conduire, par exemple.
Ces signes doivent être indiqués au neurologue : ils renseignent sur l'action des médicaments.

















