Le conjoint d'un adhérent veut faire le choix de quitter son emploi pour accompagner le malade de Parkinson. Peut-il obtenir une compensation lui permettant de maintenir ses revenus ? Comment peut-il préserver ses droits à la retraite ?
Hélas la réponse est non. Ce type de choix ne permet pas de maintenir ses revenus. Tout au plus le conjoint peut-il être reconnu comme aidant familial dans le cadre d'un dispositif d'aide aux handicapés, si le parkinsonien a moins de 60 ans, ou d'un plan d'action mis en place dans le cadre de l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) s'il a plus de 60 ans. Mais dans ce cas la rémunération est faible et le droit à la retraite est très faible.
On peut éventuellement envisager un congé non rémunéré (sabbatique), ou une mise en disponibilité pour les agents de l'Etat. Cela permet le retour dans l'entreprise mais ne maintient pas le droit à la retraite, sauf si la convention collective permet au conjoint d'effectuer des versements volontaires.
Les fonctionnaires, dont le conjoint est une personne gravement malade, incapable de travailler et ayant besoin d'assistance peuvent obtenir leur retraite anticipée, à condition d'avoir au moins 15 ans de services. La commission de réforme doit être saisie et donne son avis.
Le conjoint aura lui aussi intérêt à contacter l'assistante sociale de son entreprise et son médecin du travail pour peser les conséquences de sa décision.
Il ne faut pas perdre de vue la dimension psychologique du choix du conjoint. Peut-il s'organiser pour que l'aide matérielle soit apportée au parkinsonien par d'autres que lui et conserver son centre d'intérêt extérieur (et les revenus et droits qui y sont attachés) ? Ne sera-t-il pas ainsi mieux à même d'affronter la maladie avec son conjoint ? La question vaut d'être posée.
Qui contacter ?
- L'assistance sociale
- La Maison Départementale des Personnes Handicapées
- Les enfants

















