L'anxiété joue un rôle défavorable sur la motricité. Elle peut accroître tremblement et akinésie. Elle n'est malheureusement pas contrôlable et accentue les signes pendant toute sa durée. Il est donc important de maîtriser l'anxiété, soit par un moyen médicamenteux, soit par des techniques (meilleure connaissance de soi, relaxation).
Sous le coup d'une émotion forte, on peut retrouver, souvent pour un bref moment, une motricité presque normale. Nous ne connaissons malheureusement pas les circuits (complexes) impliqués dans ce mécanisme, ce qui aurait sûrement une conséquence thérapeutique.
Les exemples décrits sont nombreux. Une personne allait au restaurant avec sa femme. Il marche difficilement sur trois cents mètres, avec plusieurs arrêts pour se reposer. En sortant du restaurant, il constate qu'il a oublié ses clefs sur la table. Il retourne les chercher en marchant rapidement, presque normalement.
Des patients parfois très akinétiques décident de faire un voyage dont ils ont très envie. Généralement, la motricité au cours de ce voyage est très satisfaisante et leur permet de visiter des musées ou de faire des promenades à pied qu'ils ne feraient jamais à proximité de leur domicile.
De même, la motivation créée par la consultation, le désir de bien expliquer au médecin la situation, de ne rien oublier expliquent l'amélioration de la motricité pendant quelques heures. Il en est de même lorsque le patient rend visite à sa famille ou des amis. C'est pourquoi il faut lutter contre le repli sur soi que cette maladie a tendance à créer, et ne pas hésiter à favoriser des événements un peu inhabituels, des visites, des petits voyages. Les activités routinières, répétitives d'un jour à l'autre, laissent, en effet, la maladie s'installer. Ce problème se retrouve bien sûr dans la pratique de la rééducation.

















