L'apathie signifie, au sens le plus large, la perte de l'élan vital. Du point de vue médical, elle se définit comme une altération des comportements liés à l'action. (pour en savoir plus sur les notions de comportement et d'action, voir à gauche Troubles du comportement). Cette altération prend toujours la forme d'une diminution des actions volontaires, mais on peut distinguer trois formes d'apathies :
- L'apathie cognitive : la phase de planification de l'action qui est altérée
- L'apathie émotionnelle qui correspond à un mauvais traitement des informations émotionnelles
- L'apathie d'auto-activation qui est une difficulté à initier des actes
L'apathie se mesure à l'aide de l'échelle de Starkstein. Elle semble difficile à distinguer de la dépression, les deux étant souvent concomitantes, et ayant des symptômes communs (perte d'intérêt, ralentissement psychomoteur, perte d'énergie, hypersomnie et retrait social). Mais nous savons que l'apathie n'est pas la conséquence de la dépression. Elle a ainsi des symptômes propres tels que manque d'initiative, émoussement des réponses émotionnelles et indifférence.
Des études doivent encore être conduites pour pouvoir parler précisément d'un lien entre le déficit en dopamine et l'apathie, mais les expériences faites à ce jour le suggèrent. L'apathie diminue significativement en phase ON et elle est significativement plus élevée chez les neurostimulés qui ne prennent pas ou peu de médicaments dopaminergiques.
Prise en charge
Elle se fait essentiellement à l'aide de médicaments, mais doit souvent être couplée à une prise en charge psychologique et comportementale. Lorsqu'il peut être établi qu'un personne souffre d'une apathie entièrement liée au déficit de dopamine, la modification des traitements donne de très bons résultats. Une bonne solution consiste à rencontrer le psychologue d'un service de neurologie. Il peut aider à faire un premier tri dans ses symptômes apathiques et vous diriger adéquatement pour une prise en charge.

















