Les enquêtes montrent qu'entre un tiers et la moitié des Parkinsoniens en souffrent. Dans la plupart des cas, il s'agit d'un trouble anxieux généralisé.
D'une manière générale, la corrélation entre l'apparition de troubles anxieux et la survenue d'événements est bien établie (l'événement peut aller du décès d'un proche à un déménagement). L'anxiété présente chez beaucoup de Parkinsoniens peut être ainsi expliquée :
- après le diagnostic ou en phase d'évolution. Ce sont des moments particulièrement difficiles pour les Parkinsoniens et leur entourage,l'appréhension du futur y est très importante.
- avant et pendant les situations de blocage. En situation de blocage, cela est aisément compréhensible. Des circonstances extérieures accentuent souvent l'anxiété : le fait d'être seul chez soi, par exemple, ou au contraire le fait d'être en ville. Lorsque ces situations sont connues de la personne et risquent de se reproduire (par exemple une sortie en ville), l'anxiété peut survenir par peur d'une nouvelle crise d'angoisse.
Que faire contre l'anxiété ?
A court terme, pour calmer une crise d'angoisse, plusieurs solutions peuvent être envisagées :
- Des calmants ou anxiolytiques prescrits par le neurologue ou un psychiatre (voir plus bas)
- Se mettre dans une position confortable. Respirer lentement, en prenant de grandes bouffées d'air. Une musique familière peut apporter une aide précieuse.
- Détourner son esprit des sujets de crainte, penser à autre chose.
- Dans la mesure du possible, rejoindre un endroit apaisant et sans relation avec la cause de l'anxiété
- La présence de proches peut aussi être d'un très grand secours; parler au téléphone peut y suppléer. Parler à quelqu'un dont on se sait aimer et qui n'est pas inquiet permet de se calmer progressivement.
A long terme, des médicaments peuvent être prescrits. Il faut en parler avec votre neurologue et si nécessaire, envisager de rencontrer un psychiatre. Le plus efficace est une thérapie cognitive et comportementale.

















