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Les troubles moteurs

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On distinguera bradykinésie et akinésie. La bradykinésie se manifeste par une lenteur inégale des mouvements et l'akinésie par une difficulté à les initier. Cette difficulté se repère surtout dans les mouvements complexes, séquences de mouvements différents, mouvements réclamant la coordination de plusieurs membres. Du point de vue de la personne atteinte, ce qui est ressenti peut  être de la fatigue, de l'engourdissement, ou la sensation d'être bloqué jusqu'à l'incapacité d'effectuer le mouvement.

Tous les types de mouvements ne sont pas concernés au même degré. Aussi, on notera en particulier les mouvements réclamant de la précision et les mouvements semi-automatiques, comme la marche ou l'écriture, par exemple. L'exemple de l'écriture est emblématique dans la maladie de Parkinson, la micrographie est un symptôme très souvent constaté et utilisé en complément du diagnostic de la maladie. Il s'agit du fait d'écrire de plus en plus petit si l'écriture n'est pas interrompue. Pour la marche, la perte du ballant d'un bras est aussi un symptôme fréquent.

La caractéristique principale de l'akinésie parkinsonienne est sa forte variabilité, indépendamment des éventuelles fluctuations motrices liées au traitement. Des mouvements réalisés avec une grande difficulté à certains moments peuvent s'avérer très faciles à d'autres. Cette variabilité des signes est  souvent difficile à accepter pour l'entourage, et peut compliquer la relation du malade avec celui-ci, l'entourage ne sait plus exactement à quel moment il doit proposer son aide, à quel moment laisser le malade autonome et, surtout, il est déroutant de le voir effectuer parfois rapidement ce qu'il a mis tant de temps à faire une autre fois. Là encore, connaissance de la maladie et compréhension sont la clef.

Les principaux facteurs de variation de l'akinésie sont, l'état émotionnel, la vigilance ou la concentration, les stimuli visuels ou auditifs de l'environnement, la douleur, les activités menées en parallèle. Ces facteurs peuvent agir dans les deux sens (faciliter ou au contraire perturber le mouvement) et pas toujours d'une manière intuitive. Ainsi, si le fait de mener plusieurs actions à la fois ou d'être très sollicité par son environnement (bruit, personnes qui parlent pendant que l'on met sa veste par exemple) perturbent presque toujours le mouvement, l'émotion, la motivation, la perception de la difficulté de l'action peuvent agir dans les deux sens (On donne l'exemple d'une personne cherchant son chien de nuit pendant trois heures, seul sous la pluie, alors qu'une petite marche en ville lui semble parfois insurmontable). De même, le stress ou une forte émotion peuvent majorer ou au contraire faire disparaître complètement les signes pour un temps. Ces fluctuations existent au sein de la journée, mais aussi à plus long terme.

Enfin, certaines activités sont plus faciles à exécuter que d'autres. Là encore, même s'il y a des constantes, cela varie fortement d'un individu à l'autre en fonction des lésions inégales que la maladie provoque dans le cerveau de chacun. De même, on ne peut s'en remettre à l'intuition pour savoir ce qui sera plus difficile (chez certains, marcher à reculons est plus facile qu'avancer ou faire du vélo, monter un escalier plus  facile que marcher). D'une manière générale, faire des choses demandant un enchaînement de diverses phases motrices ou faire plusieurs choses à la fois, s'avèrent compliqués.

L'akinésie est bien corrigée par les traitements, mais la rééducation par la kinésithérapie joue aussi un rôle complémentaire très important. En complément, la marche quotidienne et l'activité physique en général permettent de conserver une bonne musculation.

 

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