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Présentation de la maladie

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La maladie de Parkinson est une maladie neurologique dégénérative chronique : cela signifie qu'un ensemble spécifique de neurones subit une disparition prématurée, progressive puis définitive. Dans le cas de la maladie de Parkinson il s'agit des neurones dopaminergiques de la substance noire ou locus niger, une structure de la taille d'une lentille située à la base du cerveau. Pour aller plus avant dans l'explication de la maladie, il peut être utile de rappeler le fonctionnement du système nerveux en général.

Rappels généraux sur le système nerveux

Les neurones sont les cellules du système nerveux, c'est-à-dire le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) plus le système nerveux périphérique (les nerfs parcourant l'ensemble du corps). Les neurones sont connectés les uns aux autres : ils forment un réseau de communication. Le point de liaison entre deux neurones s'appelle une synapse : c'est une zone d'échange de petits composés, les neurotransmetteurs.

Le cerveau (partie principale de l'encéphale) est l'organe chargé du contrôle des processus corporels, qu'ils soient conscients ou non (la digestion, par exemple, n'est pas un processus conscient). Les différentes parties du cerveau se répartissent le contrôle des diverses fonctions. En règle générale, les processus automatiques sont régis par le tronc cérébral et le cervelet, les processus réfléchis, quant à eux, sont pris en charge par le cerveau proprement dit.

Le système nerveux périphérique transmet au cerveau les informations perçues par les sens et, en retour les ordres émanant du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) partent vers les organes et ou les parties concernées. Ainsi, lorsqu'une partie du cerveau est endommagée ou détruite, l'exécution des fonctions dépendant de cette partie est perturbée.

La transmission des informations utilise deux types de processus : biochimique d'un neurone à l'autre par les neurotransmetteurs diffusés dans les synapses et électrique au sein des neurones eux-mêmes. La connaissance des phénomènes électriques est ancienne, tandis que celle des phénomènes biochimiques est plus récente et ne cesse de progresser.

Il existe plusieurs sortes de neurotransmetteurs, aux fonctions bien définies. La perturbation de l'équilibre existant entre neurotransmetteurs crée donc aussi des dysfonctionnements des fonctions régies par les neurones les utilisant.


Maladie de Parkinson et neurotransmetteurs impliqués dans le contrôle du mouvement

Le contrôle de la motricité repose sur un équilibre entre trois neurotransmetteurs : la dopamine, l'acétylcholine et le glutamate. La maladie de Parkinson est caractérisée par un déficit en dopamine, ce qui créée un excédent relatif en acétylcholine et en glutamate. Le surplus d'acétylcholine a pour conséquence le tremblement et la rigidité musculaire. Le déficit en dopamine est, pour sa part, responsable des diverses formes de privation du mouvement (akinésie).


D'où vient le déficit en dopamine ?

On observe, avec la maladie de Parkinson, une dégénérescence de la zone cérébrale où est produite la dopamine : la substance noire ou locus niger. La conséquence directe en est la diminution de la production et du stockage de dopamine et, ainsi, la perturbation de l'équilibre entre les neurotransmetteurs du mouvement. La dégénérescence est un processus lent, mais en progression continuelle.

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